La souplesse

Définition

Le Petit Robert ne donne pas de définition précise, il est donné des synonymes ou des idées. Tout simplement parce que la nation de souplesse est floue dans l’esprit des gens.

Chaque sport a ses spécificités. Doit-on être souple, félin, élastique, délié, flexible, maniable, adroit, adaptable, libre, ou à l’aise ?La synthèse de ces adjectifs définit le concept de souplesse.

Dans tous les cas, il est certain que la crispation nuit à la performance sportive. C’est un relâchement préliminaire qui permet les meilleures contractions.

Pourquoi doit-on être souple ?

    • Pour éviter de se blesser
    • Pour optimiser le geste sportif en recherchant principalement de l’amplitude et de l’élasticité

Quelques rappels

 
  • Le muscle est constitué d’éléments contractiles qui se comportent comme un ensemble de ressorts montés en série. Si l’on suspend un poids au bout d’un muscle vivant, il se déforme mais revient à sa position initiale si l’on ote la charge. Les muscles longs seront plus élastiques que les muscles courts
  • Les fibres musculaires baignent dans un liquide visqueux. La viscosité augmente avec la température
  • Le muscle possède un véritable squelette: le tissu fibreux
  • Le muscle est contrôlé par voie nerveuse à l’aide des récepteurs de Golgi qui se trouvent dans les tendons et le fuseau neuro-musculaire dans le ventre du muscle

Comment devenir souple ?

  • La souplesse doit faire l’objet d’un travail constant. Comme pour la vitesse, les progrès sont rapides mais la régression aussi…..
  • Un enfant est naturellement souple, l’adolescent doit attirer toute notre attention. C’est une période de mutation et de déséquilibre.
  • Il n’est pas de bonne souplesse sans une musculature équilibrée et une bonne coordination des mouvements
  • Adresse-Coordination-Habileté
  • La coordination est un potentiel génétique de l’individu.
  • L’habileté est le fruit d’un apprentissage moteur et implique l’économie, la précision puisque c’est la faculté d’éxécuter un geste avec la plus grande efficacité possible.
  • Suivant la pratique, on parlera d’esquive ou de toucher ou de précision.

Ce qu’il ne faut pas faire ?

  • Etirer un muscle trop froid ou mal échauffé. Agonistes et antagonistes doivent êtres également chauds
  • Etirer par à-coups, vous obtiendrez l’effet inverse de celui souhaité
  • Ne pas chercher une amplitude démesurée, sauf s’il s’agit d’un besoin particulier. Une amplitude extrême ne s’obtient que par rupture du tissu fibreux et entraine une perte de tonicité.

Ce qu’il faut faire ?

  • Se mettre au calme, au chaud et si possible pas trop vêtu, voire pieds nus
  • La douleur ne doit jamais excéder le seuil du « désagréable »
  • La régulation du rythme respiratoire est importante
La souplesse et l’échauffement sont des éléments indispensables de la pratique sportive
  • Ils augmentent la capacité de performance grâce aux aspects qu’ils abordent: psychologiques, affectif, physiologique
  • Ils réduisent le risque de blessures
  • Ils doivent être adaptés en fonction de la discipline pratiquée aussi bien en ce qui concerne leur mode d’utilisation que leur application
  • Ils doivent être individualisés et n’évoluer que progressivement en fonction de l’expérience personnelle.
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