Douleurs et contraintes : L’hypoglycémie

La définition de l’hypoglycémie ne saurait se limiter à la seule constatation d’une glycémie “trop” basse.

La valeur de la glycémie n’a pas de signification propre lorsqu’elle est basse ; ce qui caractérise l’hypoglycémie c’est l’association de la glycémie basse à des symptômes témoignant du fonctionnement anormal du cerveau, la neuropsychologie.

Définition pratique de l’hypoglycémie :

En pratique, on parle d’hypoglycémie lorsqu’un individu a conjointement des symptômes et une glycémie basse.

La limite qu’on retient pour définir l’hypoglycémie est habituellement de 0,45 gramme/ litre, sauf chez le diabétique où l’on retient comme limite une glycémie à 0,60 gramme/litre.

Causes

Les hypoglycémies ont plusieurs ordres de cause:

  • Soit un excès d’insuline,
  • Activité physique trop intense et apport énergétique en glucose trop faible
  • Soit un défaut de production de glucose ou d’activation de la production de corps cétoniques pendant le jeûne.
  • Prise d’alcool
  • D’anorexie, dénutrition sévère (cachexie) ;
  • La prise de médicament : certains médicaments produisent une hypoglycémie ; c’est notamment le cas des médicaments antidiabétiques, comme l’insuline et les antidiabétiques oraux chez les sujets diabétiques. D’autres médicaments peuvent être en cause : Aspirine (essentiellement chez le nourisson et le petit enfant, à très forte dose), anti-inflammatoires non stéroïdiens, quinidine.

Plus rarement, l’hypoglycémie peut être révélateur :

  • d’une pathologie endocrinienne : hypersécrétion d’insuline dans le cadre par exemple d’un insulinôme,
  • d’antécédents de gastrectomie (ablation de l’estomac), le plus souvent après cancer gastrique.
  • de métastases hépatiques
  • d’une insuffisance surrénalienne et hypophysaire

Effets

Un sujet atteint d’hypoglycémie peut ressentir tout ou en partie les symptômes suivants :

  • sensation de faim
  • tremblements
  • sueurs
  • fourmillements dans les extrémités , engourdissement des membres
  • troubles de la vision
  • vertiges
  • fatigue
  • nausées, vomissements
  • palpitations cardiaques
  • pâleur
  • maux de tête
  • troubles comportementaux : confusion, parole difficile, excitation, énervement…
  • troubles de la vigilance : somnolence, convulsions, voir coma

Cette liste n’est pas exhaustive, il existe d’autres symptômes que le diabètique parvient, souvent, avec le temps, à identifier.

Que faire ?

  • Le resucrage par voie orale (chez un sujet conscient : jus de fruit ou sucre) ou intraveineux (en cas de coma : soluté glucosé à 30%) est le traitement indispensable et suffisant de l’hypoglycémie. Une alternative pratique chez le diabétique traité par insuline est l’injection (sous-cutanée ou intramusculaire) de glucagon.
  • Il faut traiter une hypoglycémie le plus rapidement possible : la baisse d’attention qui l’accompagne pourrait en effet être mortelle lors de la conduite d’un véhicule ou de la pratique d’un sport (alpinisme en particulier…); pour cette raison les diabétiques doivent toujours avoir avec eux une dose leur assurant rapidement 15 grammes de glucides : trois biscuits, ou trois morceaux de sucre, etc.

Dans un second temps, on devra rechercher la cause de l’hypoglycémie (bilan des prises médicamenteuses, alcoolémie, etc.)

Chez le diabétique traité :

  • apprendre à reconnaître sur soi les signes d’hypoglycémies ; avoir toujours 15 grammes environ de sucre sur soi, sous une forme ou sous un autre : 3 biscuits, deux pâtes de fruits, 3 morceaux de sucre, … ;
  • savoir adapter traitement et alimentation aux situations qui nécessitent des ajustements : repas, activité physique, stress, etc.; adapter le traitement médicamenteux du diabétique avec le médecin traitan
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